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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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186 Traité de l’Attaque

d’où l’on peut la battre en breche , on njmanque point alors d’y établir des batte-ries , par le moyen defquelles on abrégéconsidérablement le tems du siégé.

3°. On place communément à coté desbatteries de canon & fur le même aligne-ment , les batteries à bombes pour qu’ellesbattent les mêmes endroits que le canon,On emploie les bombes, comme on sidéja dit, pour ruiner les ouvrages de l’en-ncmi, démonter ses batteries, percer lesvoûtes des magasins à poudre, Le le chasserde ses défenses ; on s’en sert aussi pourruiner les principaux édifices de la Ville,y mettre le feu (a ), & fatiguer les habi-tans , afín qu’ils pressent la garnison de serendre , par la crainte qu’une plus granderésistance ne fasse ruiner la Ville entiere-ment.

( a ) Loríqu’on n’est point obligé de tirer les bom-bes de fort loin pour les faire tomber dans la Ville,onpeut, comme on l’a fait dans plusieurs occasions, at-tacher aux aníès des faícines goudronnées, ausquelleson met le feu avant que de le mettre à la bombe, à,dit M. le Marquis de Santa-Cru £, quelles le communi-quent au bois des maisons où la bombe a pénétré; ce quifait, ajoute-t-il, le même effet & est de moins de dt-peníè que les carcasses & toutes ces autres compositionsque plusieurs Artificiers proposent. Le même Auteur faitobserver qu’il est inutile de bombarder , lorsqu’une grandepartie de la Ville íè trouve hors de la portée des bombes,parce que les citoyens se retirent dans ce lieu de surete.Alors on ne fait que détruire les maisons , fans qu’il eu K'fuite aucun avantage pour le progrès du siégé.