234 Traité de l’Attaque
le paílage du foíTé, est: ordinairement desix coiíes , en y comprenant l’épaiíleur del’épaulement qui a i y ou 18 pieds.
Après avoir expliqué ce qu’il y a de plusgénéral à observer dans le passage des lof.sés secs 6c pleins d’eau dormante, il resteà parler de ceux qui font remplis par uncourant, 6c de ceux qui font secs, maisqu’on peut remplir d’eau quand on le veut,Ces sortes de fossés font fort difficiles à jpasser. II faut eííayer de détourner le cou- jrant , en lui donnant un cours dans la ’campagne , différent de celui qui le faitpalier dans les fossés de la Ville ; ou bienil faut tâcher de détruire avec les bombesles écluses qui retiennent les eaux quel’ennemi conserve pour inonder le folié,
II íeroit trop long d’entrer ici dans toutle détail du travail qu’il faut faire pour lepassage de ces sortes de fossés, nous eadonnerons seulement un précis.
Supposant que le fossé foie rempli d’eaupar un courant, ou une riviere à laquelleon ne puisse pas donner un autre cours,ce qui s’appelle saigner le fossé , il sautsjetter à l’ordinaire une grande quantité defascines bien liées ensemble par de sortsSílongs piquets, 6c chargées de terre &pierres. On avance ainsi le passage jusqu*ce qu’on ait rétréci le foíïé à une largeur