z6o Traité de l’Attaque
les terres , de les meurtrir, de romp e ton-tes les galeries voisines [a ), & de les rem-plir d’une odeur íì puante, que personnene peut la supporter, ce qui met le Mineurennemi absolument hors ci’érat de travail-ler. On souffre moins du côté de l’affié-géant , parce que les galeries étant pluspetites & moins enfoncées , l’air qui y cir-cule plus aisément, diííipe plutôt la mau-vaise odeur.
On peut encore crever la galerie del’ennemi, lorsque l’on n'en est pas fortéloigné, avec plusieurs bombes que l’onintroduit dans les terres de son côté,qu’on arrange de maniéré qu’elles fassentleur effet vers fa galerie.
Les Mineurs en travaillant de part &:d’autre pour aller à la découverte & pourso prévenir réciproquement, ont de gran-des sondes avec lesquelles ils sondentl’é-paiffeur des terres , pour juger de la dis-tance à laquelle ils peuvent se trouverleîuns des autres. II faiìt être alerte là-dessus;
lorsque le bout de la sonde paroît, ledisposer à remplir le trou qu’elle aura fai-te, auísi-tôt qu’elle sera retirée , par le boutd’un pistolet, qui étant introduit bien di-rectement dans ce trou , & tiré par un
( a ) Voye^ le chapitre des mines dans Y Artillait w-sonnée.