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présument de pouvoir se rendre maîtresde la Place par assaut, fans grande perteils ne veulent accorder que des conditionstrès-dures (a). Plus les assiégés font enétat de se défendre, plus ils en obtiennentd’avanrageuses, mais pourtant moins ho-norables pour eux. Le devoir des Officiels
[a) II y a, dit M. Ie Marquis de Santa - Cru{, feEcrivains qui prétendent que l’aíliégeant, afin d’êtreplj.tôt maître de la Place , doit accepter toutes fortes de ca-pitulations ; mais il croît, avec raison , que cette régiedoit souffrir quelques exceptions. En effet il se trouve <fcPlaces qu'il importe moins de prendre que de faire la gar-nison prisonnière de guerre , & cela lorsque l’ennetni pour-roit se servir de cette garnison pour défendre des poted’une plus grande conséquence. Lorsque l’on peut auffi con-tinuer le siégé sans inconvénient, & qu’on présume de pou-voir forcer l’ennemi à se rendre , faute de vivres & de mu-nitions , il est à propos de lui tenir rigueur fur les condi-tions de la capitulation $ mais il faut bien examiner ii fa-vantage qu’on obtiendra en imposant des conditions duresaux assiégés, ne se trouvera point payé trop cher parlaperte des soldats que leur résistance opiniâtre pourra occa-sionner. Il est dangereux , dit M. le Chevalier de VMt,kporter l’ennemí à Lextrêmité : car Vaudace croît parité-(espoir ; & lorsqu’il ríy a plus d’espérance , la crainte e-nie prend les armes.
Les considérations qui peuvent engager à donner à 1’®nemi une capitulation favorable, sont lorsque la trop lon-gue durée du siégé empêche l’armée d’agir dans des en-droits où l’on a besoin de son secours ; loríque la difficultédes convois expose à ne pouvoir continuer le siégé qu avecde très-grandes difficultés , que la maladie se met parmifesoldats, que l’on a des avis certains des mouvemens q*fait l’ennemi pour venir au secours de la Place. Dans tousces cas & dans plusieurs autres de même nature, ° n ntdoit pas balancer à recevoir les assiégés à compositionsà leur. accorder une capitulation avantageuse.