z 8 4 Traite de l’Attaque
con lans conséquence , parce que dans uneVille prise d’assaut, il est bien difficile,quelqu’attention qu on y apporte, d’empê-cher le pillage ôc le carnage ( a ). Le loi-dat se répand par-tout comme un torrentimpétueux , rien ne peut dans le premiermoment suspendre sa violence ni sa fu-reur. C est pourquoi un Gouverneur sage& judicieux ne s’expose jamais à cet in-convénient : il n’y a que la sécurité queproduit l’ignorance de la fortification & del’état de la Place qui puisse y donner lieu,ou l’opiniâtreté d’un peuple fougueux kindocile , qui veut braver les plus grandsdangers , pour conserver sa liberté, au ha-sard de s’ensevelir sous les ruines de sespropres murailles.
Dans les Villes que l'on prend par capi-tulation , les aífiégeans, auffi-tôt que la ca-pitulation est arrêtée, font entrer quelquesOfficiers d’artillerie, avec un ou deux Com-missaires des guerres,pour dresser un inven-taire de tout ce qui est dans la Place, ainsique nous le dirons en traitant des capitula-tions , dans le Traite de La défense des Places.
( a ) Cela est difficile , à la vérité , mais non point im-possible. M. le Maréchal de Saxe , à la prise de Prague,cju’il emporta par escalade , donna de si bons ordres queles soldats ne commirent aucun excès dans la Ville. Ellefe racheta du pillage , & l’argent en fut distribué auttroupes.
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