des Places . 317
Si la situation d’un tel terrein ne per-met pas d’y construire des parallèles onplaces d’armes à l’ordinaire, ces ouvragesy font aussi moins utiles que dans un ter-rein d’un accès facile ôc praticable , parceque l’ennemi ne peut sortir de sa Placéen force, pour tomber sur les travailleurs.
Les chaussées qui abordent à la Placepeuvent être peu élevées , seulement au-dessus du niveau des eaux du marais, ouavoir une élévation de deux ou trois piedsau-dessus du marais. Si elles font de lapremiere espece , elles ne fournissent pointassez de terre pour la construction de latranchée ; on est alors dans la nécessité dela faire de fascines , de sacs à laine, à terre,k de fe former une espece de plancher declaies (a) ; mais si elles font de la secon-de, on en peut tirer la terre nécessaire pourformer la tranchée , en observant de la
si) M. de Thou rapporte qu’au siégé de Calais en 1558,le Duc de Guise fit traverser un marais à ses troupes”.;t»! l’on ne pouvoit entrer fans s’exposer à être enseveli dânsla fange 5 qu’il (è íèrvit pour cet effet d’un grand nombrede claies enduites de poix fur lesquelles les soldats pou-drent être à pied sec. Il ajoute qu’un Officier nommé Se-terpmt, u avoir yuffi inventé une espece de boucliers íaitîde pieux entrelassés d’osier , d’un demi-pied d’épaiffeur ,31 <pi croient couverts en-dehors de plusieurs cartons ; ost"pouvoit les planter en terre par le bout des pieux qui"etoit ferré $ les soldats s’en couvroient comme d’un pa-"tapet ». Abrégé de Thifloire universelle de M. de Thou ,M, Rernond de Sainte-Albine, tom. II. pag. 221 & 222.
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