z 62 . Traité de l’Attaque
le canon & les mortiers. Dès la pointedajour , on bat en brèche , Sc l’on réduitainsi promptement Se fans perte les lietsdont il s’agit.
Si l’on n’est pas à portée d’avoirdscanon, le parti le plus sûr Sc le plus fa-cile , supposant qu’on connoisse bien lelieu qu’on veut attaquer, c’est de s’eti em-parer par l’escalade. On fait semblant dét-raquer d’un côté pour y attirer l’attentioades troupes, Se l’on applique les échellesde l’autre, pour franchir la muraille, &pénétrer dans la Ville.
Supposant que l’escalade ait réussi, ceusqui sont entrés dans la Ville doivent alleraux portes pour les ouvrir , Se faire entrerle reste des troupes. Après quoi il fautcharger par derrière les soldats de la Vilqui se défendent contre la fausse attaque,se rendre maître de touc ce qui peut atti-rer la prise de cë lieu, Sc forcer ainsicmqui le défendent à se rendre.
On peut, dans ces sortes d’atraquesjeservir utilement du pétard : il est d’un usageexcellent pour rompre les portes, & à-ner le moyen de pénétrer dans les lie®dont on veut s’emparer. II faut, autantqu’il est possible, user- de surprise dansces sortes d’attaques , pour les faire heu-reusement Sc avec peu de perte, On trouse
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