398 Traité de l’Attaque
que la laiton peut le permettre, on doittrouver plus de facilité à la réduire,at-tendu le défaut de vivres & de munitionsquelle ne peut manquer d’éprouver,&japerte que la garnison aura faite par la dé-sertion & les maladies.
On doit particulièrement fe conduireainsi , lorsque l’ennemi n’est point en étatde former une armée assez nombreusepour attaquer les quartiers pendant dri-ver , òc qu’on a lieu de présumer que Jesiégé sera fini avant qu'il puisse se mettreen campagne.
Nous finirons ce volume , en observantqu’auffi-tôt qu’on est maître d’une Place,éc que la garnison en est sortie, on doittravailler à réparer tout ce qui a été dé-truit & endommagé pendant le siégé.
On commence d’abord par les brèches:on le fait avec des fascines, dont on faitdifférens lits liés ensemble avec de longspiquets, à-peu-près de la même maniéréque pour l’épaulement des batteries. Lesfascines se mettent à plat ou horisonrale-ment ; elles ont un de leurs bouts vers kfossé , & l’autre vers la Place. On jette furchaque lit de fascines, de la terre bien bat-tue : on donne à ce fafcinage un pied o aenviron de talud pour cinq de hauteur;
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