par le moyen des Forteresses. 447pourroit leur en faire naître l’envie.Cette maxime est contraire à celle desTurcs : ils ne fe soucient pas de beau-coup d’ouvrages à leurs Forteresies, nimême d’une situation avantageuse ; ilsmettent la force de leur défense dansle grand nombre d’hommes , d’artille-rie & de munitions qu’ils tiennenttoujours dans leurs Places frontières.Inexpérience a fait connoître qu’uneheureuse situation ou de bons ouvra-ges suppléent au petit nombre d’unegarnison ; d’ailleurs cette maxime desTurcs ne pourroit être pratiquée quepar des Princes fort puistans , & doncles Etats seroient fort peuplés.
Lorfqu’il y a de la facilité à faireentrer toutes sortes de secours dansune Place , de telle conséquence quesoit cette Place, & relie facilité qu’ily ait à l’attaquer, il n’est pas nécessairede la munir entierement de tout cequ’il faut pour fa défense. Telles fontde certaines Places fur de grandes ri-vières , & toutes celles qui font fur lebord de la mer avec un bon port j par-ceque le coté de la mer ne pouvant êtreattaqué ni fermé , il donne au Souve-rain la commodité de lui envoyer tousles jours de nouveaux secours.
Si le terrein des environs fournil