Architecture. îi^
triangle équilatéral, dont le sommet estle cen-tre. Comme celles qu’on fait à pans, c est-à-direqn’on termine par plusieurs faces, font un trèsvilain effet, je n ’enparlerai point..
On fera porter par des colonnes, si I e sien lepermet, le balcon qu’on voudra avoir au-dessusde la porte; pour cet effet les ornemens d’ar-chiteèture doivent être en faillie. Lorsque lelieu ne permettra pas qu’on faffe des colonnes,on fera porter le balcon par des consoles ; maisEnsin, si on est forcé de ménager la place, ilfaudra faire des pilastres ou des ava.nt-coTps , quiauront un peu de saillie. II y a quelques-fois descirconstances où on est obligé de prendre îa portedans un renfoncement ; en ce cas on distribueles ornemens suivant que la nécessité le requiert.
Selon Scamozzi les entablemens qui couron-nent les portes, doivent avoir , pour TordreToscan , la quatrième partie de la hauteur duVuide, & la cinquième partie pour s ordre Co-rinthien. A l’égard de l’Ionique , le Dorique& le Composite, il veut qu’on prenne desmoïennes, proportionelles entre ces deux or-dres. II faut ensuite diviser en quinze parties lahauteur de Tentablement ; T Architrave doit enavoir cinq, la Frise quatre, & ía Corniche six î°n fait les moulures à proportion. On doit fairela largeur des pieds-droits ou montans des cham-branles, & ses moulures, pareilles à celles duLinteau, lequel a ordinairement un profil, qui estde même que celui de T Architrave.
Lorsqu’on ne sera pas empêché par une En-trefole, il faudra laisser de toute leur hauteur au-tant qu’on pourra, les ventaux des grandes por-tes. II faut que le Dormant qu’on mettra à uneporte, lorsqu’elle est ronde, occupe la partie
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