IJ2 Architíctitre.
de sable, afin qu’elle soit de niveau. On doitstoujours donner la pente nécessaire au plomb,afin que l’eau qui passe au-travers du fable puisses’écouler.
' 11 faut prendre garde, que les lieux qui fontimmédiatement fous les couvertures de plombsoient aérés , parce que l’humidité qui s’attache'contre le plomb avec abondance pourriroit lacharpente , qui feroit toujours humide fauted’air.
Comme on emploie de différentes fortes detuilles, on fait aussi les couvertures de différen-tes manières. On fait des tuilles plattes, destuilles courbes comme les faîtieres, & des tuillesen forme d’un S ; mais celles dont on se sert leplus ordinairement font les tuilles plattes , les-quelles on pose en recouvrement , de façon qu’el-les passent l’une fur l’autre un peu plus de lamoitié, c’est-à-dire qu’il en paroisse moins de lamoitié. Cette maniéré est appellée pureau, &fait une grande charge, parce que les joints ren-contrant celles de dessous,font par-tout plus quele double de l’épaisseur des tuilles.
A l’égard des tuilles que l’on fait en S. ou enfaîtieres , comme elles n’ont qu’un peu de re-couvrement, elles n’ont point un fi grand far-deau. On doit donner plus de largeur à cestuilles par l’endroit où elles reçoivent celles dedessous.
Toutes ces différentes sortes de tuilles doi-vent être bien cuites,. & on doit les faire de lamême matière que les pots de grais. II y en aqui pour empêcher que la pluie ou la neige n’en-trent dans leurs greniers, íùr-tout dans les en-droits qui font exposés aux plus grands vents,ont foin de remplir les joints avec du mortierbien fin, ou du plâtre. On