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^ es bâtis de ces sortes de lambris doivent avoirun P°uce & demi d’épaisseur.
Section V.
‘Des, ’ PDt-fonàs.
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I K lit dans Vitruve que les anciens ornoietltleurs plat-fonds de bois précieux, & d’ou-vrages de marqueterie, fort riches par la diver-sité des bois de couleur, de l’yvoire, & de lanacre de perle, dont ils composoient des com-p a rtimens, qui écoient enrichis par des lamesde bronze. Mais les plat-fonds de bois s<?nt su-jets à se déjoindre, & font avec le teins, ,autançde nids à rats qu’il y a devuides: c’est pour-quoíon ne se sert plus guéres que de ceux de plâtre,quoiqu ils chargent beaucoup les planchers, &qu’ils soient sujets à se fendre, sur-tout dans leschambres qui font fous les greniers. Pour lesfaire bons , il faut qu’ils soient soutenus par despetites triangles de bois, que l’on cloue à un de-mi pouce les unes des autres par-dessous les so-lives. Les plat-fonds conviennent fort dans lesgrandes pièces, où la hauteur des planchers don-ne assez d’éloignement pour les voir d’unedistance raisonnable. On en fait aussi dans lespetites pièces, mais pour-lors on donne le moinsde relief qu’il se peut à leurs ornemens. On lesdivise par cómpartimens, & 1 es cadres doiventrépondre au vuide des murs, vis-à-vis les fenê-tres & les portes. Ces compartimens se pro-portionnent à la grandeur du plat-fond. On faittoujours une piéce qui marque le milieu, la-quelle a une figure différente des autres ; elle estfaite en cercle, ou en poligone de plusieurs cô-tés pour les pièces quarrées ; & elle fe fait oblon-