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quand je vois Rome n’avoir jamaisqu’une guerre à la fois ; ne jamaisposer les armes, que l’honneur dunom romain ne soit satisfait; nepas s’aveugler par ses succès ; nepas se laitier abattre par les revers ;devenir la proye des Gaulois & des.fiâmes, & renaître de ses cendres.J’admire Rome enfin, quand j’exa-mine fa constitution militaire, liéeà fa constitution politique ; les loixde fa milice ; l’éducation de fa jeu-nesse ; ses grands hommes, passantindifféremment par toutes les char-ges de l’état, parce qu’ils étoientpropres à les remplir toutes ; sescitoyens fiers du nom de leur pa-trie , & se croyant supérieurs auxrois qu’ils étoient accoutumés àvaincre. Je dis que peut-être il ya eu » dans quelque coin de l’Uni-vers, une nation obscure & paisi-ble , dont les membres ont été plusheureux; -mais que certainementjamais peuple n’a eu autant de