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à - peu - près également» La mailsdes dettes nationales s’accroît, lecrédit baisse , l’argent manque. Lesflottes ne trouvent plus de mate-lots , ni les armées de soldats. Lesministres , de part & d’autre , sen-tent qu’il est tems de négocier. Lapaix se fait. Quelques colonies ouprovinces changent de maître. Sou-vent la source des querelles n'estpas fermée, & chacun reste astisfur ses débris , occupé à payer sesdettes, & à aiguiser ses armes.
Mais supposons qu’il s’élevât enEurope un peuple vigoureux, degénie , de moyens , & de gouver-nement; un peuple qui joignit àdes vertus austères, & à une mi-lice nationale, un plan fixe d’a-grandissement, qui ne perdit pasde vue ce système, qui sachantfaire la guerre à peu de frais, &subsister par ses vidasses, ne futpas réduit à poser les armes pardes. calculs de finance. On verrait