( 90 y
Romains diíòient de Fabius, qu’iifut circonspect & timide ; mais pou-voient-ils í’un & l’autre fe compro-mettre à manoeuvrer avec des ar-mées neuves & fans tactique , con-tre des armées instruites & manœu-vrières.
On vit dans cette guerre ìa quan-tité d’artillerie «'accroître jusqu’àl’immensité. Les Russes en traì-noient avec eux jusqu’à six centspièces. Le roi de Prusse & les Au-trichiens, jusqu’à trois ou quatrecents; mais on vit en-même temstomber le préjugé qui attachoit lemême honneur à la prise d’un ca-non qu’à celle d’un drapeau. On.vit, grande leçon pour les géné-raux, les armées d u roi de Prussene pas être appesanties par cet at-tirail, faire des marches forcées yperdre des batailles avec la plusgrande partie de leur canon % &s’arréter à deux lieues du terrainoù elles les avaient perdues.