Livre III. Chap. IV. 497lesquelles S. M. I. me marquoit à tou-te heure , qu’elle étoit entierementsatisfaite de ma conduite, qu’elle ap-prenois ce qui se paíîoit de jour enjour, & qu’elle se repofòit de tout surmoi , si ces témoignages , dis-je,n’euíTent dissipé les nuages que le cha-grin répandoit dans mon cœur, & n’ycuisent rétabli le calme & la tranquil-lité.
Cette adresse d'un Empereur ( a ) qui Né enn'avoir pas trente ans, est une marque 1 640-, lede la solidité merveilleuse de son ge- ?1 íuin *nie , de la maturité de son jugement,
& de la modération de ion esprit ,qualités rares dans de jeunes Princes,dont l’ardeur causée par un sangbouillant, est encore enflammée parles rapports critiques, qui viennentde dehors, par les murmures de laCour, & parles censures qui se fontdans le cabinet des Ministres qui veu-lent faire les guerriers , & qui ne le sontpas même dans la théorie.
Mais la confiance immuable de S.
M. I. pour moi, fut suffisante pour
(a) L'Emperenr Leopold , né deux ans envi»ton après Louis XIV.
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