PRELIMINAIRE. ig
fois de sang et de ténèbres} si les vices, quiminent tous ses gouvernernens, semblentmettre une sorte d’équilibre entre eux , lesnations de cette partie du monde, toutesloi Ides, toutes corrompues qu’elles sont,n en jouissent pas de plus de tranquillité.Car telle est leur misérable politique, quedes haines nationales, des intérêts illusoi-res de commerce, ou d’ambition, les divi-sent sans cesse • que même, par les traités( [ui les pacifient, il reste toujours entre ellesdes germes de discussions, qui, après unetrêve périodique, les arment de nouveau1 nue contre l’autre} que, si leurs phantô-mes politiques ne leur fournissent, pas d’oc-casions de rupture, les fantaisies des mi-nistres , les vaines étiquettes, les petites in-trigues , dans lesquelles consistent aujour-d bui les négociations, en font bientôt naîtredes prétextes. Tel est enfin le genre de guerreadopté par toutes ces nations, qu’il con-sunie leurs forces, et ne décide pas leursquerelles, que, vainqueur ou vaincu, cha-cun , à la paix, rentre à-peu-près dans scs