PRELIMINAIRE. G3parleur constitution, profitant des lumièreset des fautes de tous les siècles , durentbientôt prendre l’ascendant sur tous lespeuples connus. L’Italie divisée plia sous lejoug. Carthage lutta quelque temps. Maisles talens d’Annibal ne purent la défendrecontre les vices de son gouvernement, etla supériorité de celui de sa rivale. Elle eutle sort des nations riches et commerçantes.Elle fut vaincue. Les Grecs en éprouvèrentautant, et résistèrent encore moins. Amol-lis par le luxe et par les richesses, ils tendi-rent, les mains aux fers des Romains. Con-tens pourvu qu’on les laissât écrire, peindreet sculpter 1 ils se consoloient bassementen régnant, par les arts, sur un peuple quileur enlevoit l’empire des armes.
Dans le dernier âge de la république ,Rome se vit maîtresse du monde. Il n’y eutplus alors, dans l’univers connu, qu’uneseule puissance, qu’une seule tactique. Tou-tes les institutions militaires étoient anéan-ties , ou fondues dans celles des Romains.L’art de la guerre parut donc, une seconde