PRELIMINAIRE. 97
cend des astres qui sont sur nos tètes, laterre sera heureuse ; elle bénira ses gouver-nemens, comme ces astres bienfaisans quila fécondent et qui l'éclairent.
Je reviens à mon objet. Ce ne sont pasles arts et les sciences qui ont fait décheoirl’art militaire chez les peuples de l’antiquité;ce ne sont pas les arts et les sciences quil'empêchent aujourd’hui de faire des pro-grès. Les lumières générales devroient aucontraire perfectionner cet art avec tous lesautres. Elles devroient rendre la tactiqueplus simple et plus savante, les troupes plusinstruites, les généraux meilleurs. Elles de-vroient mettre la méthode à la place de laroutine , les combinaisons à la place duhasard. Si, tandis que toutes les autressciences se perfectionnent, celle de la guerrereste dans l’enfance, c’est la faute des gou-Vcrnemens qui n’y attachent pas assezd’importance ; qui n’en font pas un objetd éducation publique ; qui ne dirigent pas
vers cette profession les hommes de génie ;
Tome. /, 7