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Cette disette, en fait d’ouvrages didactiques,n’existe pas également, pour les ouvrages demaximes. César , Rohan, Monlécuculli, Tu-renne , Saxe , le Roi de Prusse , en offrirontdans tous les temps à qui saura les entendre:mais il faut remarquer que ces livres ne peu-vent pas être mis entre les mains de tout lemonde ; qu’ils ne peuvent être médités, quepar des généraux formés, ou par des officierspropres à le devenir. Lamanièredontces grandshommes ont écrit, n’est ni assez détaillée, niassez claire : ils ecrivoient, pour se rendrecompte à eux-mêmes, plutôt que pour in-struire. C’est ainsi que le génie écrit, toutes lesfois qu’il ne s’est pas formé le plan hicn décidéd’enseigner. Il traite les objets, comme il les avus; c’est-à-dire, rapidement et en planant sureux. Il ne descend pas dans les détails. U sup-prime toutes les idées intermédiaires , par les-quelles le commun des hommes se traîne, aveceffort, d’une vérité à l’autre.
Un autre genre d’ouvrages militaires quenous possédons en grand nombre, ce sont lesmémoires contemporains, les histoires de guer-res. Mais combien peu d’hommes sont en étatde démêler, dans des faits, les conséquences etles causes? Combien peu d’hommes savent lireavec fruit ? D’ailleurs combien peu de ces ou-