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Tome premier.
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,52 ESSAI GENERALseulement, en passant, que dans lès chartgemeiisqui s’y sont faits depuis la dernière guerre, ona considérablement gagné sur une infinité depoints. Disons en même temps qu’on s’esttrompé sur plusieurs autres (i). Concluons en-suite quepour refondre une constitution, choseplus difficile que de la créer, il faudroil êtresouverain; puisqu’il s’agiroit, à beaucoup d’é-gards , de changer les mœurs de la nation , etla routine de l’administration. Concluons que,fut-ce un souverain , et un souverain, hommede génie , qui tentât celle importante enlrc-

(i) Cet ouvrage étoit fait avant 1rs cliangemens quiont eu lieu dans le ministère, et je le donne tel qu’ilétoit alors. La vérité n’a pas deux, langages , un pourla faveur, et l’autre pour la disgrâce. Elle juge 1rschoses , et fait abstraction des personnes. Elle blâmesans fiel, et loue sans adulation. La nouvelle consti-tution a des défauts. On s’est, dans son établissement,trompé de moyens sur plusieurs objets. On a sur d’au-tres été par-delà le but, ou manqué le but. Mais don*lions de justes éloges à l’entreprise du Ministre qui enest l’auteur, à la bonté de ses vues. Ne fermons pasles yeux aux bons effets qui ont résulté d’une partie deses opérations. Louons oe Ministre d’avoir senti les vices<le l’ancienne constitution, les avantages de la discipline,la nécessité de l'instruction. Louons-le d’avoir secouél t préjugé des vieilles erreurs ; d’avoir cherché lfibicn tC’est avoir beaucoup fait 'daus une nation qui est gou-vernée par la routine , et passionnée pour les usages.