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Tome premier.
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ïG4 essai geberal

on ne remet cette profession en honneur, sion n’attache à elle par des perspectives flatteu-ses et, lucratives, si on n’augmente sa paye (i) :

(i) C’est-là le plus grand de tous les vices actuels denotre constitution. La misère de nos soldats est une desprincipales causes de l’avilissement de cette profession.l)ans la plupart des garnisons du royaume, ils n’ontpas de quoi se nourrir. 11 est incroyable par quellecomplication de petits détails , de moyens parcimo-nieux et abusifs , les chefs des corps sont obligés desuppléer à la modicité de la solde. C’est avec 6 sols 8deniers par jour, que le roi paye, habille, équippeet nourrit un soldat. C’est avec 5 sols , étant prélevéesles retenues pour la masse d’habillement, pour cellede linge et de chaussure, pour la livre et demie de pain»souvent d’une qualité très-médiocre, qu’on lui donne,que ce soldat est obligé de pourvoir à sa subsistance età son entretien journalier. C’est avec cela qu’il fautqu’il soit poudré, ciré, vernissé, en un mot, sanstrou ni tache. C’est ce soldat, attristé de son état, fa'tigué de ce qu’on exige de lui, enchaîné par la disci'pline , surchargé , dans scs casernqs , d’une infinité d«petites régies monastiques , nécessaires sans doute »mais que son attachement à sa profession pourroit sciJlui faire supporter ; c’est cet homme, souvent exténn*par une modique nourriture, toujours réduit à boi r(de l’eau , privé de toute espèce de divertissement, h' 1 '’inilié par 1 insolente fainéantise de la livrée , parmépris du dernier bourgeois , par la dépense qu c ^plus pauvre artisan fuit pour sa récréation , le» j oll|S