i 9 8 ESSAI G K NERAlcoud pas, le pied droit s’avançant encore dedouze pouces, le corps Lien droit et accom-pagnant toujours la jambe, le pas de dix-Luitpouces sera fini, et l’on aura le talon gauchelevé pour faire le troisième pas , et ainsi desautres.
Il faut observer que le transport du corps enaccompagnant la jambe au second temps , nesoit point trop précipité; mais que le corps semeuve et suive la jambe sans s’élancer commepar ressort. 11 faut aussi observer que la jambese meuve avec facilité sans faire agir les mus-cles abaisseurs du pied , et cc pied étant,comme je l’ai déjà dit, à plat et parallèle à laterre.
Lorsqu’une fois le soldat aura bien comprisla nature du pas, et qu’il l’exécutera avec fer-meté et justesse, il ne marquera plus les temps ;conséquemment le transport du corps devien-dra plus liant, le buste sera toujours droit etbien placé sur les ban clics, d’où partira le mou-vement , et il ne restera à ce mouvement que lepeu de ressort nécessaire pour donner de la gra-vité et du ton à la marche.
Quelqu’un me dira : cetlc forme de pas est-elle naturelle à l’homme? Pourquoi ne pasabandonner le soldat à son pas libre, au pasdont il uuu'cheroit hors de l’école? Je répon-