DE TACTIQUE. 209
gauclie sur le coude droit de l’homme qui est à«a gauche, et abandomicra presque le coudegauche de l’homme qui est à sa droite ; el ainsivice versa quand le bataillon devra se tenir àdroite. Enfin ce sont mes officiers, particuliè-rement sûrs de leurs pas et de leur coup d’œil,qui régleront la direction de la marche et l'a-lignement de mon bataillon.
Je propose sur ces deux derniers objets uneécole particulière pour les officiers. Là, indé-pendamment de la théorie et delà pratiquedelamarche, dans lesquelles j’aurai soin de les affer-mir encore plus que les soldats, ils apprendrontà élever de l’oeil une perpendiculaire ; à choisirune direction parallèle à telle autre direction ;à apprécier les distances , le temps qu’il fautpour les parcourir à tel ou tel pas ; à juger laforce d’une troupe présentée à différons éloign e-mens, dans différons terreins , et dans diffé-rons ordres ; à marcher eux-mêmes, soit entroupe, soit à la tète d’une troupe ; à observerimperturbablement lesdistancesd’unedivision,les hauteurs de deux tètes de colonnes, les in-tervalles que ces colonnes doivent garder entreelles , etc. Les colonels et les officiers supé-rieurs des régimens seront à la tête de ces éco-les, ils s’y instruiront eux-mêmes, ils s’y for-ceront de plus en plus le coup d’œil. Ce genreSortie I. 14