DE TACTIQUE. 219
les manœuvres possibles ; d’ailleurs, eu sup-primant le petit pas , il n’est plus questionque d’enseigner aux soldais un pas d’unememe mesure , et qui difl'ère seulement parla vitesse.
Je veux que, dans les écoles, on apprenneaux soldats à marcher le pas en arrière, maisuniquement quinze ou vingt pas de suite auplus, et par compagnie seulement ; celte espècede marche, n’étant bonne que pour aligner lestroupes , et les remettre à hauteur l’une del’autre, sans être obligé de leur l’aire faire desdemi-tours à droite.
Pour achever enfin d’établir mon opinionsur l’usage des différentes mesures de pas , etles circonstances dans lesquelles il faut les em-ployer , je regarde le pas ordinaire , comme lepas de principe et de parade ; le pas doublé,comme celui de manoeuvre et de charge ,comme le pas vraiment militaire : et le pastriplé, ou ce que j’appelle le pas de course,parce qu’il ne peut être assujéli à aucun degréde vitesse lixe, et que ce degré doit augmenterà raison de l’importance de prévenir l’ennemi,des distances à parcourir et de la natjire del’objet , qu’on aura à remplir après l’avoirparcouru, je le regarde comme le pas à em-ployer dans toute circonstance où il sera néecs-