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Tome premier.
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224 E S S A I GENERALtravaillé ni à simplifier l’ordre dans lequel cc9feux dévoient être laits, ni à déterminer lameilleure posture du soldat pour Lien ajuster,ni à augmenter son adresse sur ce point, ni àfaire connoître aux troupes la différence desportées et des tirs, ni enlin à leur enseiguerjusqu’à quel point il làlloit compter ou ne pascompter sur le feu; comment il falloit l’em-ployer et le ménager relativement au terreiu,aux circonstances , à l’espèce d’arme qu’on avis-à-vis de soi ; quand , en un mot, il falloitcesser d’en faire usage, pour charger l’ennemià la bayonnette.

Mais avant que d’entrer dans ces détailssur cet objet, disons un mot de nos armesà feu.

Il n’est pas douteux , je crois, que nos armesde jet, en considérant nos fusils comme tels ,ne soient infiniment supérieures à celles desanciens , soit pour la longueur de la portée,soit pour la justesse. Quelle différence, en effet,de ces traits, lourds, embarrassants, que ch aquesoldat ne pouvoit porter qu’en petite quantité ;qui n’étoient chassés qu’à bras, ou par l’actiond’une coi'de ; moteurs foibles, incertains, sujetsà inconvéniens et à aberration : avec ces petitsglobes de métal, que le soldat peut porter engrand nombre, et qui sont forcés à suivre une