2 4 8 ESSAI GENERAI,dre l’ennemi, le sien peut atteindre à son tour;et quel liomme de guerre ne sentira pas qu’a-lors cette ligne morcelée , celte combinaisond’écliiquiers, d’intervalles, de pas différens ,de commandemens perpétuels , est imprati-quable à la guerre ; que le feu de l’ennemi tueradés officiers majors, suspendra l’ordre alter-natif de ces feux, fera rejeter machinalementles troupes sur les intervalles; et qu’une fois cesintervalles confondus et altérés, la ligne ne seraplus que masse et désordre.
Ce principe posé, qu’il n’y a que les feuxde pied ferme qui soient praliquables à laguerre , je pense encore devoir rejeter notremanière de tirer par pelotons , par divisions,et par quart de rang, le feu commençant onpar le centre ou par les ailes , et continuant en-suite avec harmonie et précision, de manièreque le peloton d’une aile ayant tiré, le pelotoncorrespondant de l’autre aile lui réponde, etainsi des autres, chose impossible au milieu despertes et du tumulte d’un combat.
Je veux donc que dans tous les feux frac-tionnés de bataillon, il n’y ait d’autre règle quecelle-ci : les deux parties couplées et voisinesformant ou le peloton, ou la division , ou lebataillon , tireront comme si elles étoient seuleset. indépendantes du bataillon , le demi - pclo~