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beaucoup plus portatif que des chevaux defrise et toute autre espèce d’obstacles imaginésjusqu’ici, ne sera pas d’une moindre défensedans le cas où l’ou seroit attaqué par de l’in-,fanterie supérieure eu nombre. Il ne gène ci.rien les inouvemens de la troupe qui en estcouverte. Veut-elle faire un mouvement decharge ? On défait les crochets, les cordes tom-bent , et elle passe entre les piquets. Des soldatslaissés derrière enlèvent ensuite le retranche-ment et rejoignent le bataillon. Voilà des avan-tages que n’avoient ni ces chevaux de frisequ’il falloit monter et démonter, et distribuerpar pièce aux soldats, ni ces barrières tour-nantes , machine lourde et compliquée, pro-posée par quelques auteurs , ni ces pieux,dont se servit si utilement l’infanterie Angloiseaux batailles de Crécy et d’Azincourt .
Achevons d’expliquer l’ordre dans lequelje veux que l’infanterie attende le choc de lacavalerie. Mon bataillon sera sur six de hau-teur , couvert en avant et en arrière d’unretranchement mobile et solide; la compagniede grenadiers et la compagnie de chasseurs,ou les deux compagnies d’élite , de quelqueManière qu’on veuille lesappeller , qui occu-pent les ailes du bataillon, feront au moment<le la disposition de charge un demi-quart de