266 ÊSSAI GENERALde cette aile obliquement pour flanquer tout lefront de maligne. Si j’ai sur mes flancs ou der-rière moi un ravin , ou un fossé, j’y jeteraiquelques fusiliers ; ces troupes enterrées etinattaquables prendront des revers sur l’enne-mi , et jeterout du désordre dans ses escadrons,supposés occupés à manoeuvrer sur mes ailes etderrière moi.
Il n’y a dans les dispositions que je viensd’expliquer rien de difficile ni de compliqué;il n’est question que de replier les ailes desliataillons en crochet oblique, ou de quelquecourbure dans l’alignement, ou de porter lesbataillons en arrière de quelques pas : ces dis-positions se feront dans un moment; les offi-ciers instruits de la théorie des tirs les pren-dront d’eux-mêmes et par habitude. Au dou-blement des rangs près, dont je ne me serviraique contre la cavalerie , je pourrai encoreemployer toutes ces dispositions contre uneinfanterie plus nombreuse que la mienne , età laquelle il seroit imprudent de marcherl’épée à la main : car toutes les fois que jeserai réduit à combattre par le feu, je regar-derai comme un point essentiel de me créerdes flancs et de prendre des revers sur l’en*nemi.
Pour achever ce qui concerne ma disposi-