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Tome premier.
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<274 ESSAI GENERAI,que les officiers conservent imperturbablementpendant cette marche les distances qui doiventêtre entre chaque compagnie, peloton ou di-vision. Pour cet effet, je ferai successivementrompre et reformer le bataillon plusieurs foisde suite ; j’habituerai sur - tout l’infanterie àmarcher ainsi en colonne au pas doublé et aupas de route, parce que c’est par ce mouve-ment qu’on est souvent dans le cas de porterà la guerre des troupes d’un point de l’ordre debataille à l’autre, et qu’il est essentiel qu’ellesy arrivent légèrement et sans altération dansleurs distances.

J’exercerai encore quelquefois un ou deuxbataillons au plus à faire ensemble des mouvc-mens de demi - quart ou de quart de conver-sion. Cette évolution peut être utile à la guerrepour prendre en liane l’ennemi qu’on déborde,ou pour se donner un revers sur lui ; faite aupas doublé et sans désunir le bataillon, elleest praticable à quelque proximité qu’on soitde l’ennemi, puisqu’on peut s’arrêter et com-battre au milieu du mouvement. J’ai dit deuxbataillons au plus , parce qu’à portée de l’en-nemi , ce n’est jamais qu’avec des pointes d’ailesqu’on peut faire ce mouvement. Si l’on veuttourner l’ennemi avec une plus grande quan-tité de troupes, c’est alors par la direction de