j’appellerai, rompre un bataillon en colonne,à cause (le la figure de son mouvement, con-siste en effet à faire rompre le bataillon par pe-loton ou par division , suivant le front qu’onveut donner à la colonne. Elle s’exécute par ladroite ou par la gauche, au moyen des quartsde conversion ; j’en ai fait mention dans le cha-pitre précédent, et elle est d’ailleurs si connuequ’il est inutile d’en parler plus au long.
La formation de colonne sur le front quej’appellerai ployer le bataillon en colonne, àcause de la figure de son mouvement, exigeque j’entre dans un plus grand détail, parcequ’aucun ouvrage de lactique n’en a encorefait mention. Elle peut s’exécuter de trois ma-nières ; par la droite, par la gauche et par lecentre ; ou bien en avant, en arrière, en avantet en arrière à la fois. Chacune de ces ma-nières aura lieu suivant les circonstances etla situation du chemin que le bataillon devrasuivre.
NB. Je dois répéter que j’applique toutes les manœu-vres suivantes à la formation actuelle de notre infan-terie ; il est donc question ici de bataillons divisés enhuit pelotons et quatre divisions, ayant une compagniede grenadiers à une aile et une compagnie de chasseursà l’autre. Mais on verra que toutes ces manœuvres s’ap*pliqueroient avec la même facilité à toute formationquelconque ; ce qui en fait le mérite,