a ,ESSAI GENERALles détruire ; ou , si cela étoit possible et plusavantageux, employer leurs débris pour s’enformer des flancs contre lui.
Quelques - uns de ces principes sont écritsdans plusieurs ouvrages militaires, quelquesautres ne le sont pas ; je dois ces derniers auxconseils de l’oflicier-général de l’Europe , quipeut-être, entend le mieux l’usage qu’il fautfaire de l’infanterie dans les sièges et dans lesaffaires de poste (i) , parce que personne n’ena plus vu, et avec plus de sang froid et deréflexion. Tous m’ont paru essentiels à mettresous les yeux de mes Lecteurs pour établirune théorie sur la manière d’employer lescolonnes aux attaques. Cette théorie est plusnécessaire aux François qu’à aucune autre na-tion. Ils excellent, par leur impétuosité , dansles attaques de vive force ; mais trop souventleur indiscipline et leur ignorance ont laisséarracher la victoire à leur valeur.
(i) M. le comte de Vaux. Deux traits de sa carrièremilitaire sufliroient pour l’éloge d’un homme de guerre,et ils ne font (ju’ébaucher le sien. Il commandoil dansGottingen pendant l’hyver de 1760 à rjôi, et il vientde soumettre la Corse.