3lO ESSAI GENERALbataillon sur une très - petite profondeur , etqu’en même-temps les divisions n’ont pas desfronts assez étendus pour être susceptibles dedesordre et de lenteur dans leur déploiement.En effet, quoiqu’il paroisse d’abord qu’eu for-mant la colonne par demi-bataillon, on gagne-rait quelque temps sur l’exécution du déploie-ment , la colonne occupant alors la moitiémoins de profondeur , on reconnoîtra, si l’onveut y réfléchir, que les demi -bataillons ayantun trop grand front deviendraient trop pesanset trop lents à déployer. C’est ainsique, dansles calculs d’évolutions, la réflexion doit pe-ser les objets, et les examiner sous toutes lesfaces.
5. J’ai dit que la colonne pourrait se dé-ployer à hauteur de l’un ou l’autre flanc de tou-tes les divisions dont elle est composée : je vaisrendre cette possibilité sensible.
Lorsque la colonne devra déployer , l’offi-cier qui la commande jetera un coup - d’oeilsur le terrain , et considérera les circonstancesou il se trouve, pour voir à la hauteur dequelle division et de quel côté de cette divisionil est nécessaire et avantageux qu’il fasse dé-ployer la colonne , soit par rapport à la conte-nance et à la disposition du terrain., soit parrapport à l’objet de la manoeuvre.