DE TACTIQUE. 333
défilé devant lequel on se trouveroit en ba-taille , il est clair que le mouvement ne peutavoir qu’un objet, auquel aucune circonstance11e peut |apporter de changement ; c’est celuide passer le pont, ou le défilé, pour conti-nuer la marche, ou pour se mettre en ba-taille , après l’avoir passé : ce sera donc la lar-geur du défilé ou du pont, la nature du ter-tein qui se trouve à son débouché, la situa-tion de la position qu’on devra prendre enavant de lui, qui devront déterminer la ma-nière dont on exécutera ce mouvement. Si ledéfilé ou le pont est assez large pour y passersur une division , sur un peloton , ou sur unesection de Iront , on formera le bataillon encolonne, ou par division, ou par peloton, oupar section , suivant que le terrein l’exigera ;et quand on aura passé le pont ou le défilé,on se mettra en bataille, ou l’on continuera samarche, suivant l’objet qu’on aura à remplir.Si le pont ou le défilé est étroit, et qu’on 11epuisse y passer que sur trois de front, on feramarcher le bataillon par le liane, et on le re-jettera en bataille de l’un ou de l’autre côté,°u sur les deux côtés du débouché, en le pro-longeant , ainsi que je l’ai dit ci-dessus, sur laposition qu’il devra occuper, et lui faisantWa suitc faire front. Supposons qu’a près avoir