366 ESSAI GENERA Lsans (fue cela déroute et dérange absolumentl’instruction du bataillon ; mais qu’on place *dans l’escadron le plus instruit, des cavaliersou des chevaux non dressés, le faux mouve-ment d’un seul de ces individus suffit poiu'entraîner l’escadron, et pour faire manquerses manœuvres.
Qu’arrive-t-il encore de cette cavalerie siprodigieusement accrue dans les armées ? C’estqu’il n’y a presque pas une occasion où ellepuisse s’employer en totalité ; c’est que dansla plupart des pays, elle est embarrassante àmouvoir et à nourrir : de-là magasins énormes,convois continuels, communications immenses,pour peu qu’on s’éloigue : de - là les grandesvues de la guerre subordonnées à des calculsde subsistance , et les armées appesanties ;tandis que le vrai but d’une cavalerie raison-nablement nombreuse devroit être d’alléger etde faciliter les moüvemens des armées. ^
Mais un changement dans la routine de nosopinions à cet égard,ne peut'ètre quel’ouvragedu temps et d’un grand nombre de circonstan-ces. 11 faut qu’auparavant la tactique de l'in-fanterie ait été perfectionnée et que celle d<5la cavalerie soit mise à la même' hauteur : dfaut qu’un général , homnie de génie , soitfrappé des ressources qu’offriroient de non-