4ïO ESSAI GENERALduisent, et pour les habituer à saisir cet àpropos si précieux , de la connoissance et del’emploi duquel dépendent presque tous lescombats de cavalerie.
Je crois avoir démontré d’une manière sen-sible les principes et la théorie de l’action duchoc, la manière de se procurer la plus grandequantité possible de vitesse, sans reuoncer àl’ensemble de mouvement. Je crois encoreavoir démontré sensiblement la nécessité decet ensemble de mouvement : c’est lui quiproduit l’unanimité d’effort : c’est lui quiconcourt, avec la vitesse, à augmenter la forcedu choc : c’est lui enfin qui en impose à l’en-nemi , qui le renverse, qui fait trouée ; carla cavalerie bat plutôt en effrayant, en dis-persant ce qui s’oppose à elle, qu’en répandantdu sang ; et dans ce sens-là c’étoit un hommequi, selon moi, connoissoit bien la propriétéde la cavalerie, qu’un officier qui me disoitun jour, qu’il comploit plus pour le succèsd’une charge, sur la quantité de vitesse etd’ordre de son escadron , que sur la trempede ses armes.
Tous les mouvemens de charge de la cava-lerie doivent se faire en bataille. 11 peut ce-pendant y avoir une ou deux occasions où dsoit avantageux de charger en colonne; comm p