4 I2 ESSAI GÉNÉRALces quatre ou cinq premiers escadrons soientencore repoussés , voilà pour l’infanterie atta-quée un retranchement d’hommes et de che-vaux abattus , sans compter le rempart de laconliance augmentée, de manière que centescadrons, qui arriveront successivement surle même point, ne feront plus qu’échouer.Les colonnes disposées , comme je le propose,laisseront de la ressource au génie et au coup-d’oeil d’un officier de cavalerie habile ; ainsivoyant, par exemple , que les premiers esca-drons n’enfoncent pas, il porteroit brusque-ment les escadrons du reste de la colonne surune des parties collatérales du premier pointd’attaque : mouvement imprévu, audacieux ,qui scroit presque toujours suivi de la vic-toire. .
La seconde occasion, où il peut être con-venable de charger en colonne, c’est quand,avec une cavalerie supérieure , on aura àcharger un corps de cavalerie inférieur, oc-cupant , je suppose , une trouée , et si bienappuyée à ses deux ailes, qu’il seroit impos-sible de le tourner ou de l’incommoder avecde l’infanterie glissée sur ses lianes, o,u avecde la cavalerie mise pied à terre pour cetobjet , comme dans le cas où il seroit entr cdeux marais. Alors , pour ne pas perdre i’ a "