4 i8 ESSAI GENERALarmes , à l’abri de craindre les efforts de l’en-nemi.
Tout ce que j’ai dit ci-dessus , est en plusgrande partie relatif à la grande Tactique,puisqu’il y est question de manoeuvres en ligueet de mouvemens d’armée. Mais j’éprouve tou-jours que dans des discussions pareilles, il estimpossible de s’arrêter. Comment parler desdétails sans jeter uu coup-d’oeil sur leur résul-tat ? Comment expliquer le jeu particulierdes ressorts, sans faire appercevoir l'influencequ’ils doivent avoir sur l’ensemble de la ma-chine ?
Reprenons quelques observations importan-tes sur- la manière d’exercer la cavalerie auxmouvemens de combat. Le plus important etle plus difficile de ces mouvemens, c’est lamarchoçn bataille. Elle peut avoir deux objels:le premier , de s’approcher de l’ennemi, pourse mettre en mesure de le charger , et alors c’estun mouvement préparatoire qui doit s’exécu-ter au trot, la cavalerie ne devant jamais em-ployer l’allure du pas , que pour aligner etraccorder ses escadrons ; le second, de charge!'l’ennemi, c’est-à-dire, de parcourir la carrièrepour aller à lui. On a vu , 4ans les principesque j’ai exposés sur la théorie du choc , que ce*que j’appelle charger en carrière , c’est p aI '"