420 ESSAI GENERALqu’elle de volt suivre, elle se trouve débordée' par l’ennemi qu’elle croy oit déborder ; le pointqui devoit appuyer une de ses ailes, ne l’appuyeplus , etc. Qu’on voye ce que j’ai dit à ce sujetdans la Tactique de l’infanterie et les écoles deprincipes que j’ai proposé d’établir pour ladirection de la marche. Ces écoles seront en-core plus essentielles pour la cavalerie ; car unevérité souvent dite et trop peu méditée, c’estque la science du coup-d’oeil est essentiellementce qui constitue le bon officier de cavalerie.L’infanterie sc remuant avec plus de lenteur »l’oeil a plus de temps pour mesurer et pourcomparer. Dans la cavalerie au contraire, lesmouvemens étant très - rapides, il faut que lesdéterminations soient prises avec la même ra-pidité ; les points de vue sont plus difficiles àsaisir , les moindres erreurs de coup-d’oeil pro-duisent bientôt des déviations considérables;entin la même vitesse avec laquelle on fait vu 1faux mouvement, employée pl us utilementun ennemi habile , lui donne des ailes poi ' 1proliter des fautes. De-là Tl s’ensuit que h ’ 5officiers supérieurs ne sauroient trop s’attachaà former le coup-d’oeil des officiers quià leurs ordres, à exercer eux-mêmes le leu 1 ’à le fortifier contre les illusions que les dii^rences de terreiu produisent , à manier cl
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