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Tome premier.
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424 ESSAI GENERALjour de bataille elles ne se mettent point enligne ; elles ne sont presque comptées quecomme hors-d’œuvre dans la disposition géné-rale. Les Parthes , les Numides, les Thessaliens,cette cavalerie si légère et si vantée dans l’his-toire , ne peuvent pas non plus se comparer ànos troupes légères, puisque c’étoient des na-tions entières ainsi constituées , habituées à cegenre de guerre, de vitesse et de désordre, etn’ayant point de troupes d’une autre espèce:tels sont encore aujourd’hui les Tartares deCrimée, et quelques peuples de la côte d’A-frique .

Comment faisoient donc les anciens pouravoir des nouvelles, pour faire des courses,pour se garder contre les surprises , pour rem-plir tous les objets dont nous avons aujour-d’hui assigné l’exécution aux troupes légères ?Cette question est trop intéressante, trop pro-pre à jeter du jour sur la grande partie de laguerre , pour que je ne' cherche pas à la ré-soudre.

Les anciens «a voient un autre genre de guerreque nous ; ils faisoient en général moins demarches et de mouvemens, ils étoient retran-chés dans tous leurs camps ; ils avoient pourprincipe de se tenir toujours le plus près pos-sible de rennetni. Eu éloieut - ils éloignés 1