4 32 ESSAI GENERALelles craindroient moins les surprises, les dé-robemeus de marche, les échecs à leurs con-vois ou à leurs magasins ; elles seroient moinsforcées de se diviser en réserves, en corps dé-tachés ; car ce sont tous ccs objets qui impo-sent la nécessité de ce morcellement, de cetteguerre par pièces, qui, étant plus compliquée,et remplissant la tête du général de plus de dé-tails , est moins décisive que le système deguerre des anciens. Les armées se tenant plusensemble , plus rapprochées l’une de l’autre,faisant la guerre en masse au lieu de la fairepar détachement, il faudroit moins de précau-tions , moins de postes pour être éclairé oucouvert, donc moins d’occasions d’employerles troupes légères. Aujourd’hui ces occasionssont multipliées à l’infini ; par-tout il faut destroupes légères; les avant -gai'des en sont com-posées ; il en faut aux réserves, aux détache-mens; il en faut sur les communications, dansles postes intermédiaires : cependant ccs trou-pes légères, ainsi répandues et formant le cin-quièmedes armées, ne remplissent point d’objetdécisif. L’ennemi s’avance -1 - il en force? Ilfaut les soutenir, ou elles se replient. Se donne-t-il des combats entre les armées ? Elles n’yprennent point part ; le préjugé même sembleles en avoir dispensées.
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