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Tome premier.
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4 38 ESSAI GENERALpréférence l’élile de ces troupes, on fait essuyerplus d’échecs à l’ennemi, on en essuie moins,chose bien importante ; car c’est de la supé-riorité journalière que naissent la vigueur etla confiance qui animent une armée. Les corpsqu’on porte en avant sont plus solides, moinssujets à être pliés, plus propres à attendre desrenfopls ou de nouvelles dispositions. Le fondde f armée s’habitue à voir l’ennemi, s’aguer-rit , s’instruit. Si au contraire, comme le veil-lent bien dçs gens , on multiplie prodigieuse-ment les troupes légères, si cm les employéjournellement .à la guerre de détail, l’arméene-fait plus de service extérieur ; elle s’abâtar-dit dans ses camps, elle ne voit l’eiinemi qu files, jours de bataille. Ces jours arrivent, dalors, chose inconcevable, chose bien digrdd c cette contradiction perpétuelle qu’on trouvéentre la raison et nos principes, ces troupdlégères qu’on a aguerries, qu’on a menées su 1 ’l’ennemi toute la campagne, se-retirent pou*'laisser’ décider _ le-sort de l’action , celuilLtat, aux troupes de ligne, bien néuves d|bien étonnées de tout le spectacle qui s’offre #cllcjs, parcç qu’on les a tenues constammentéloignées des occasion^ de voir et d’agir.

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