444 ESSAI GENERAL
qu’une réputation passagère que les grandesoccasions ont détruite. J’attaque cet abus parcequ’il est plus funeste qu’on ne le pense , parcequ’il existe dans toutes les troupes légères del’Europe , parce que , s’il est des corps dansl’armée où il soit essentiel de trouver clair-voyance et vérité , c’est dans ceux qui sont leplus en avant, puisque c’est d’après leur rap-port que la masse se meut et se dirige. LesRomains punissoient d’ignominie les sentinel-les et les postes avancés qui faisoient un fauxsignal. César dit dans ses commentaires , qu’ilne se servit plus d’un certain Publius , ollicierbrave , intelligent , parce qu’il s’apperçutqu’ou la vanité , ou quelque motif particu-lier'* dictaient toujours les comptes qu’ilrëndoit.
J’avois écrit ce morceau avant què d’èlrcplacé dans un corps de troupes légères. Yservant maintenant , ce n’est pas une'raisonpour changer- dé sentiment ni poui J! lé taire.Honte soit à l’écriVâin , et süi’-totii SUt’é'criv'àîrimilitairé-, qui. vend son opinion aux circons-tances ou à la fortune ! é) rs-'