Band 
Tome premier.
Seite
450
JPEG-Download
 

45o essai general

(les armées y que la supériorité d’artillerie doitdécider la victoire , c’est une autre erreur quiest, ou l’effet cL’unc prévention de corps, oucelui de l’amour de l’art qu’on cultive. Telseroit l’aveuglement extrême et également dé-raisonnable de deux hommes qui croiroient,l’un , que tous les mobiles, lancés par les bou-ches à feu , atteignent leur but; que l’exécu-tion de l’artillerie est certaine et terrible : etl’autre, que le hasard seul dirige ces mobiles,et qu’en conséquence l’effet du canon ne doitêtre compté pour rien dans la combinaisond’une disposition.

Mais qu’imporLe d’où viennent les erreurs,dès ([ne les erreurs existent ? Trop vanter l’ar-tillerie et trop croire à ses effets, la déprimertrop , et faire trop peu de fonds sur elle , cesont deux extrêmes également préjudiciables.Je vais chercher le juste milieu entre ces extrê-mes : je vais le chercher sur-tout relativementà la propriété et aux effets de l’artillerie ,dans la guerre de campagne, puisque c’est àelle principalement que la tactique a rap- 1port.

L artillerie est aux troupes, ce que sont leslianes aux ouvrages de fortification. Elle est

O

faite pour les appuyer, pour les soutenir, poux'prendre des revers et des prolongemens sur les