DE TACTIQUE.
CHAPITRE III.
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Inconvéniens d’une artillerie trop nom-breuse.
C e n’est pas moi qui ai parlé jusqu’ici. Je n’aifait qu’exposer les opinions établies. Oserai-jemaintenant m’élever contre un abus épidémi-que venu du nord de l’Europe , et adopté dan gle nouveau système, sans doute parce qu’on acru ne pouvoir se dispenser d’imiter trois gran-des puissances qui nous ont donné l’exemplesur ce point ? Je veux parler de l’immensequantité d’artillerie : abus que nous tenons dela Russie , de la Prusse et de l’Autriche .
Combien l’histoire de tous les siècles se res-semble ! et qu’il est étonnant que cette simili-tude d’évènemens n’instruise pas les liommes!Hans la haute antiquité on n’eut d’abord quequelques chariots armés en guerre, pour gar-nir les ailes et pour entamer le combat. L’usagede ces chariots s’accrut peu-à-peu prodigieu-sement. Cyrus en trouva jusqu’à vingt milledans l’armée d’Astyage , son beau-père. Cette
d’une nation étrangère, qu’il ne commandoit pas dansla place, et qu’il dût s'y acquérir peu-à-peu l’au-torité et la prépondérance par sa conduite et seslumières.