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Tome premier.
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464 ESSAI GENE II A Lbaltoient alors en Europe , la plus savante et laplus manœuvrière. Ses mouvemens se ressen-tirent de sa pesanteur. Elle reçut des bataillessans en savoir donner ; elle en gagna sans enpouvoir profiter, toujours obligée d’abandon-ner ses succès pour se rapprocher de ses maga-sins. Les Autrichiens eurent, à l 'instar desRusses , une artillerie nombreuse et formidable.Ils firent la guerre relativement à celte quan-tité. Ils tâchèrent de réduire tous leurs com-bats à des affaires de poste. On ne vit de leurcôté ni les grands mouvemens , ni les marchesforcées, ni la supériorité de manœuvre.

Le roi de Prusse, dira-t-on , n’avoit-il pasaussi une artillerie immense? Sans doute; mais,outre qu’il en eut moins que les Autrichiens ,elle étoit emplacée , ou eu réserve, dans scsvilles de guerre plutôt que dans ses armées.C’étoit de-là qu’il la tiroit pour réparer scs dé-sastres. C’étoitde-là qu’il en faisoil arriver desrenforts sur ses positions défensives. Sa Tac-tique en diminua l’embarras. 11 sut la perdreet la remplacer. En traînoit-il beaucoup lors-qu’il voloit de Saxe en Silésie, de la Silésie surl’Oder ? Il en trouvoit dans les places qu’davoitsur ces différais points , ou bien ilsavobcombattre avec le peu qu’il avoit amené. ARosbach il n’eut jamais plus de 12 pièces eu