468 ESSAI GENERAL
nœuvrc des machines de guerre d’une de nos
armées.
Quel fruit retirera -1 - on de cette énormequantité d’artillerie ? Si l’ennemi eu a dans lamême proportion , voilà de part et d’autre lesarmées difficiles à mouvoir et à nourrir : voilàtoutes les actions de guerre réduites à des affai-res de poste d’artillerie; les marches, à quelquestransports lourds et rares d’une position à uneautre position peu éloignée; toutes les opérationssubordonnées à des calculs de subsistance. Dès-lorsplus rien degrand,plus de science militaire.Si l’ennemi, plus habile , ose s’écarter de l’opi-nion reçue , et n’avoir que r5o pièces de ca-non avec une armée égale de cent bataillons,tous les avantages seront de son côté. Il com-binera en conséquence la formation et la na-ture de cet équipage d’artillerie. Il n’aurapoint ce que nous appelons des pièces de régi-ment , parce qu’il calculera que ces piècesn’ont pas des portées assez longues et assez dé-cisives; que, dispersées et formant de petitebatteries, elles ne remplissent point de grandobjet; que, commandées par les officiers d’in-fanterie (Q , qui la plupart n’ont aucune con-
( 1 ) Dans le nouveau système on se propose d’attacherau service des pièces de régiment, des compagnies du