DE TACTIQUE. 479de prise , et seront moins rallenties par lesaccidens. Il ne faut pourtant pas s’imaginerque celte manière de manoeuvrer les pièces,puisse s’employer par-tout. i°. Toutes lesépreuves, qui se sont faites à cet égard dansnos écoles , se sont passées sur des surfacesplanes, solides, et sur lesquelles le canon menéàbrasrouloit sans efforts. Or la guerre offrirasouvent des terreins difficiles , escarpés , dé-trempés par les pluies, où la manoeuvre de-viendra trop lente et trop pénible pour lescanon iers, qui, après avoir mis les pièces enhuilerie, ont ensuite besoin de force et d’adressepour les exécuter.
2 °. J’admets la manoeuvre à bras pour tousles mouvemens de proche en proche, mais ily en a une infinité d’autres où il s’agira de semouvoir rapidement , ou de parcourir desdistances considérables , comme pour porterde 1 artillerie en renfort, d’une colonne, oud’un point à un autre , pour saisir à toutesjambes un plateau avantageux, pour retire^l’artillerie d’un point où elle est en prise, etc.Là, il faut nécessairement se servir de chevaux,îi’emhrassonsdonc point de méthode exclusivesur cet objet : ne manœuvrons pas toujours nospièces avec des chevaux, ainsi qu’on le faisoitautrefois : ne prétendons pas aussi les manœu-