DE TACTIQUE. 481
coups, de m inière que le résultat de ces atten-tions combinées soit, en faisant le plus de malpossible à l’ennemi, de donner la plus grandeprotection possible aux troupes pour lesquelleselles agissent. Les troupes et l’artillerie, étantUnies ensemble par une protection réciproque,il faut que, pour tirer le parLi le plus utile desmachines qui sont sous sa conduite, l’officierd’artillerie connoisse la tactique des troupes,sinon les détails intérieurs de celte tactique,au moins le résultat des principaux mouve-meus , les changemens qu’ils apportent dansl’ordonnance des troupes , le dommage ou l’ap-pui que les troupes , dans telle ou telle occa-sion , peuvent recevoir de l’artillerie exécutéeou emplacée de telle ou telle manière. Il fautpareillement et à plus forte raison , que l’offi-cier d’infanterie et de cavalerie, lui qui, com-mandant les armes , commande nécessairement1 artillerie qui n est qu’un accessoire des armes:il faut, dis-je, que cet officier connoisse, sinonles details intérieurs de construction , d’attirailet d exécution de l’artillerie , au moins le ré-sultat de tous ces détails , les portées des diffé-rentes bouches à feu , emplacées ou exécutéesde telle ou telle manière, le dommage ou l’ap-Pui que les troupes peuvent en recevoir. Fautede ces connoissances, ou il ne saura pas et»"•* orne I. q.