DE TACTIQUE. 4^
Vacité de son feu progressivement à la dimi-nution des distances, parce qu'en proportionde celte diminution les coups s’assurent tou-jours davantage.
Ce principe n’est pas assez connu des trou-pes ; leur grand grief contre l’artillerie est tou-jours qu’elle lie fait pas assez de feu; la me-sure de leur contenance dans une eanonadesemble être la quantité de bruit que font lesbatteries qui les soutiennent. Faute de con-noissances , les officiers supérieurs eux-mêmesentretiennent ce préjugé, ils sont les premiers^ se plaindre de ce que le canon ne lire pas sansl'eliclie ; et qu’arrive-t-il de-là ? C’est que sou-vent l’officier d’artillerie se laisse entraîner àces clameurs, perd de vue le principe exposéci-dessus, tire trop vite et à des portées tropincertaines , fait peu de mal à l’ennemi, leVend par-là plus audacieux, consomme inu-tilement des muuitions, et finit par s’en trou-ver dépourvu dans lemoment où son feu auroitbesoin de devenir le, plus vif.
11 ne faqt jamais engager des combats d’artil-lerie à artillerie, que quand les troupes de l’en-Qemi étant à couvert du feu qu’on pourroitfaire sur elles, ses batteries y sont exposées, etNuisent beaucoup aux troupes qu’on protège,^i au contraire les positions qu’on occupe sontTome I. 3x